Grand entretien avec Fabien Roussel, le nouveau secrétaire national du PCF. Il exprime sa solidarité avec la « révolte arc-en-ciel » suscitée par les gilets jaunes, critique l’exécutif et revient le rôle de son parti au sein des gauches.
Le mouvement des « gilets jaunes » a réussi à placer la question des inégalités, mais aussi celle des institutions, au cœur du débat public, révélant les failles des politiques conduites par Emmanuel Macron et le revers de son exercice vertical du pouvoir. À l’issue d’une nouvelle journée de mobilisation, l’exécutif a dénoncé les scènes de violence observées à Paris, le 1er décembre.
Évictions, démissions, prises de bec en public… La constitution erratique de la liste pour les européennes de LFI a révélé les fragilités de ce mouvement tiraillé entre plusieurs lignes politiques et stratégiques, qu’aucune instance démocratique interne n’a jusqu’ici permis de réguler.
Jeudi soir, place de la République à Paris, le député de La France insoumise a rassemblé les troupes de Nuit debout. Il a plaidé pour une convergence des luttes entre gilets jaunes périurbains et Parisiens, et prône une alliance entre classes populaires et classes moyennes.
Des candidates fantômes à l’UDI pour éviter de payer une amende de non-respect de la parité, une pirouette financière qui fait gagner 850 000 euros au MoDem, une faveur de 800 000 euros pour le Parti radical de gauche… Notre partenaire Mediacités a repéré plusieurs arnaques et bizarreries dans le financement public des partis politiques.
Durant une semaine, la députée Aina Kuric, de La République en marche, a multiplié les rendez-vous avec des élus locaux et des représentants associatifs dans sa circonscription, alors que débutait la fronde des « gilets jaunes ». Elle a éprouvé le fossé qui se creuse avec le pouvoir et la désespérance qui s’incruste au sein de la population.
Avec l’élection de Fabien Roussel à sa tête, le PCF veut peser dans le paysage politique. Dix ans après le lancement du Front de gauche, il revient à une stratégie d’alliances avec le PS, s’éloignant, de fait, de La France insoumise.
Le PS et EELV ont refusé d’appeler à voter pour la candidate insoumise Farida Amrani qui s’oppose à l’ancien bras droit de Manuel Valls, soutenu par la droite et LREM. Le second tour de la législative partielle a lieu dimanche.
Alors que le mouvement des « gilets jaunes » se poursuit, l’exécutif peine à trouver une réponse politique qui lui permette de calmer la mobilisation sans dévier du fameux « cap » fixé par Emmanuel Macron. Dans la majorité, des voix s’inquiètent du manque de souplesse du gouvernement.
Le chef de la puissante fédération communiste du Nord, Fabien Roussel, pourrait devenir le week-end prochain le patron du PCF. Dans son fief, les militants ont massivement voté pour lui, avec l'espoir de retrouver un parti conquérant et proche du terrain.
Le mouvement de Mélenchon a organisé des « rencontres nationales des quartiers populaires », le jour où l’Insoumise Farida Amrani se qualifiait pour le deuxième tour de la législative partielle d'Évry. Mais sur l'islamophobie, l'immigration ou les violences policières, plusieurs sensibilités s’affrontent en interne.
Les formations politiques de gauche ont fini par soutenir, peu ou prou, les actions contre la hausse du diesel. À l’exception d’Europe Écologie-Les Verts. Mais, face à cette mobilisation hétéroclite, le malaise persiste, obligeant les organisations à renouveler leur logiciel idéologique.
Emmanuel Macron se trouve pour la première fois confronté à un mouvement citoyen spontané. « Je ne changerai pas de cap », a-t-il répété mercredi. Depuis le début du quinquennat, le manque d’écoute du pouvoir, reconnu par le président lui-même, a nourri les colères.
À la veille du premier rassemblement du nouveau mouvement «Place publique», trois de ses initiateurs s’expliquent sur cette initiative face à Edwy Plenel et François Bonnet.
Le premier ministre a annoncé mercredi des mesures face à la fronde. Mais il manque un plan global : vouloir diminuer l’usage de la voiture sans développer les déplacements alternatifs ne sert à rien.
L'élection annoncée de Stanislas Guerini à la tête de La République en marche, après le retrait de son principal concurrent, illustre un évident renouvellement de génération. Mais il est entaché par une campagne tendue pour un mouvement incapable d'instiller démocratie et transparence.