Le député La France insoumise Ugo Bernalicis accuse le gouvernement de vouloir restreindre la liberté de manifester. Il a déposé une plainte contre le ministre de l’intérieur, qui a fait des potentiels manifestants de possibles complices de violences.
À gauche comme à droite, on s'affole parfois à l'idée d'introduire un référendum d'initiative citoyenne (RIC), cette possibilité offerte au peuple de soumettre au vote une question.
Les « gilets jaunes » sont-ils un piège ou une bénédiction pour la gauche ? Soutien sans faille du mouvement, La France insoumise s’est sentie pousser des ailes, mais elle est bien incapable de prédire à qui bénéficiera cette mobilisation. Les autres partis politiques, du PCF à Génération·s, sont plus critiques, au risque d'être marginalisés.
Très remonté contre son parti, l'élu du Rassemblement national Jean-Richard Sulzer a déposé plainte contre X pour « incitation à la haine », à la suite d'un documentaire dévoilant les violences de militants de Génération identitaire et les propos radicaux de frontistes.
Le responsable de la communication de l’Élysée a annoncé son départ jeudi 3 janvier. Proche du président, Sylvain Fort jure sa « totale fidélité » à Emmanuel Macron. Mais cette annonce affaiblit encore un peu plus un pouvoir embourbé dans l’affaire Benalla et le mouvement des « gilets jaunes ».
Rattrapé par l’affaire Benalla et toujours malmené par les « gilets jaunes », le président de la République a livré lundi 31 décembre des vœux sans relief et sans remords. Réaffirmant sa volonté de mener ses politiques à leur terme, il s’est exprimé comme si de rien n’était.
Le chercheur Fabien Desage salue « la lucidité » des « gilets jaunes », très critiques de la Ve République et demandeurs de réformes institutionnelles profondes. Premier volet de notre série consacrée à la crise démocratique.
Dans la seule commune d’Île-de-France aux mains du Rassemblement national, les habitants se divisent pour savoir si la victoire du mouvement de Marine Le Pen était un accident, lié à la division de la gauche, ou à une conquête de convictions sur une terre souvent délaissée. En attendant, ce sont les jeunes des quartiers populaires qui en paient le prix.
Emmanuel Macron a abordé le cas d’Alexandre Benalla lors de son déplacement au Tchad le 22 décembre, assurant au président Déby que son ancien chargé de sécurité « n’était en aucun cas un intermédiaire officieux ou officiel ». Benalla, qui s’est rendu au Tchad pour un bref séjour d’affaires début décembre, juge calomnieuses les insinuations de l’Élysée.
Alors que la Commission nationale du débat public (CNDP) s’inquiète d’une trop forte main-mise de l’exécutif sur le « grand débat » promis par Emmanuel Macron, le gouvernement a déjà prévenu qu’il n’était pas question de revenir sur les « transformations » engagées depuis le début du quinquennat.
Avec sa liste aux européennes, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon tente de renouer avec un électorat de gauche traditionnel. La ligne souverainiste, le « Plan B » équivalent à une sortie de l’Union européenne ou les débats sur la question migratoire ne sont plus au programme. Le tout en essayant quand même de séduire les « gilets jaunes ».
Deux semaines après la victoire du successeur de Manuel Valls à la législative partielle en Essonne, Mediapart revient « à froid » sur les raisons complexes qui ont entraîné la défaite de La France insoumise, en plein soulèvement des « gilets jaunes ».
Le président de la République a annoncé lundi soir une série de mesures censées répondre aux revendications des « gilets jaunes ». Sans jamais prononcer le mot écologie, il a surtout cherché à sauvegarder ses réformes à long terme, par des propositions souvent floues ou en demi-teinte sur le pouvoir d’achat, et a étendu le débat aux questions identitaires.
Pour sauver sa présidence, Emmanuel Macron ne devrait pas seulement parler pouvoir d’achat. Il devrait répondre à un mouvement qui porte au premier plan une question ultra-politique : la réforme des institutions. Comment sortir d’une démocratie dévitalisée par le crétinisme présidentialiste ? À leur manière, les « gilets jaunes » reprennent des propositions écartées lundi soir par le président.
Pour l’organisation de Jean-Luc Mélenchon, les « gilets jaunes » amorcent la révolution citoyenne appelée de ses vœux par l’ancien candidat à la présidentielle. Mais paradoxe : pour capitaliser sur le mouvement, il ne faut surtout pas tenter de le « récupérer ».
Emmanuel Macron s’exprimera après la nouvelle journée de mobilisation des « gilets jaunes », prévue samedi. Le président de la République adaptera son propos en fonction d’événements sur lesquels il n’a plus prise. La crise actuelle révèle au grand jour le dérèglement de la mécanique d’État et fait remonter à la surface les différences de vue qui traversent la majorité.