Des listes d’extrême droite plutôt confidentielles se présentent dans quelques dizaines de villes de Belgique francophone, à l’occasion des municipales organisées ce dimanche dans le royaume. Elles plongent leurs racines dans une forme de nationalisme belge, le rexisme.
En dépit du rejet exprimé par une grande masse de militants la semaine dernière, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, ne veut pas lâcher son poste. L’enjeu est, pour lui, de trouver un consensus interne dans un parti plus divisé que jamais.
La sénatrice Marie-Noëlle Lienemann quitte le PS, où elle a milité pendant 47 ans, pour créer un nouveau parti avec Emmanuel Maurel. Elle revient pour Mediapart sur ses déceptions et son désir de se tourner vers l’avenir, qui s’écrira, dit-elle, avec Jean-Luc Mélenchon.
Marine Le Pen était convoquée ce vendredi par les juges dans l’affaire des soupçons d’emplois fictifs de son parti au Parlement européen. Les juges ont aggravé sa mise en examen, requalifiée en « détournements de fonds publics ». Quinze personnes sont mises en examen.
Grand entretien avec Aurélie Filippetti, qui vient de publier un roman, Les Idéaux, où se mêlent l’intime et la politique. L’écrivaine fait partie d’une génération de cadres politiques qui auront été les « grands brûlés » du quinquennat hollandais, dévastateur pour le PS.
Les citoyens ont vu dans les auditions des protagonistes de l’affaire Benalla au Sénat la résistance d’un véritable contre-pouvoir. Quel regard jeter aujourd’hui sur cette institution ?
Les militants communistes ont acté le départ de leur équipe dirigeante, dont Pierre Laurent, lors d'un vote dont le résultat a été publié samedi 6 octobre. C'est une première dans l'histoire du PCF. La ligne « identitaire » qui sort victorieuse pourrait faire les affaires de la France insoumise.
La Ve République, 60 ans d’âge, est-elle à l’agonie ou bien vivante ? Les deux à la fois, comme les morts-vivants. Réduite à l’état de zombie, elle s’est retournée contre les finalités que lui avaient assignées ses fondateurs et contre ceux qui, à gauche, ont voulu la réformer. Elle se survit à l’état de mythe qui, loin de protéger le président, l’expose au discrédit.
Vue d’Europe, l’extrême droite latino-américaine a souvent été perçue comme une vulgaire affaire de képis et de matraques au service des États-Unis. Au Brésil, où Jair Bolsonaro est donné en tête du premier tour de la présidentielle dimanche, ce sont plutôt les rapprochements avec les extrêmes droites européennes qui semblent pertinents.
De la France insoumise au PS, plus personne ne veut d’une Ve République jugée à bout de souffle. Mais il reste à résoudre cet insoluble paradoxe : pour espérer changer les institutions, il faut d’abord conquérir le pouvoir, et donc s’y conformer.
Au-delà de fautes politiques, des promesses oubliées et des renoncements, la crise inédite qui menace directement Macron tient aussi à une mécanique institutionnelle folle qui broie méthodiquement tous les présidents depuis l’instauration du quinquennat.
En insistant pour quitter le ministère de l’intérieur, Gérard Collomb a fragilisé encore plus Emmanuel Macron. Sur notre plateau MediapartLive, le récit de notre journaliste Ellen Salvi, la réaction du commissaire de police Guillaume Ryckewaert, et celle du député LREM Sébastien Nadot.
Après dix jours de crise ouverte au plus haut niveau de l’État, Emmanuel Macron a été contraint d’entériner la démission de Gérard Collomb. Un nouveau départ qui affaiblit davantage encore l’Élysée.
Affaires Benalla et Kohler, démissions « surprises » ou annoncées de poids lourds du gouvernement, critiques publiques et dysfonctionnements à tous les étages... Emmanuel Macron est plus affaibli que jamais. L’inquiétude gagne son entourage, où rares sont ceux à nier les évidences : il y a un problème et il concerne le président de la République lui-même.
L’Élysée et Matignon ont brutalement désavoué la ministre de la justice pour la nomination du nouveau procureur de la République de Paris. À gauche, plusieurs parlementaires dénoncent une nouvelle dérive monarchique de la Ve République et s’inquiètent de l’indépendance de la justice.
En juin, les juges enquêtant sur les soupçons d’emplois fictifs du RN au Parlement européen avaient ordonné la saisie de 2 millions d'euros des subventions publiques allouées au parti. Mercredi, la justice a confirmé cette saisie tout en la réduisant de moitié. Le parti va se pourvoir en cassation.