Une poignée de députés de la majorité, appuyés par des Modem et des Républicains, ont tenté de supprimer un article du projet de loi prévoyant une sanction administrative pour tout cabinet de conseil ayant aidé un contribuable à s’exiler fiscalement.
Chantal Mouffe vient de publier un plaidoyer pour une stratégie populiste de gauche. Christophe Aguiton, auteur d’une enquête récente sur la gauche au XXIe siècle, discute avec elle des points les plus controversés de cette proposition : la place du leader, le rôle laissé aux mouvements sociaux, et les intérêts à accommoder une fois au pouvoir.
La démission brutale de Bruno Julliard affaiblit une majorité déjà mal en point. Mais les partenaires d’Anne Hidalgo, qui faisait encore récemment figure de recours du PS post-Hollande, espèrent que ce départ clarifiera la ligne politique de la maire.
Élu d’une courte majorité, Gilles Le Gendre remplace Richard Ferrand à la tête du groupe LREM de l’Assemblée nationale. Ceux qui espéraient une femme et une inflexion de la ligne politique attendront.
En juin 2017, un homme, au volant d’un camion, a foncé dans la foule rassemblée devant une mosquée de Londres, causant la mort d’une personne et en blessant douze autres. Dans la foulée du Brexit, des groupuscules violents de la droite extrême veulent se faire entendre. Un ancien responsable de Scotland Yard juge la menace croissante.
Pour sa rentrée politique, Marine Le Pen s’est confortablement installée dans le match « mondialistes immigrationnistes », camp dans lequel elle range Emmanuel Macron, contre partisans du « retour des peuples » – celui de Trump, Orban et Salvini.
Le Rassemblement national, menacé par les affaires judiciaires, a fait une rentrée morose à Fréjus. La faute des « juges militants » pour Marine Le Pen. Pourtant, les comptes du RN laissent apparaître des dettes bien plus anciennes. Certains frontistes dénoncent une « mauvaise gestion ».
Les divisions de la gauche en vue des européennes plongent bien des militants communistes dans la perplexité. Rencontre avec deux d’entre eux, à la Fête de l’Humanité.
Le président de la République a reconnu ce jeudi 13 septembre la responsabilité de l’État français dans l’assassinat du jeune mathématicien communiste Maurice Audin, en juin 1957 à Alger. À travers lui, il dénonce plus largement, dans une déclaration historique, le système de torture légalement institué en Algérie par la France de l’époque.
Les parlementaires LREM se sont réunis en séminaire pendant deux jours avec plusieurs ministres, dont le premier d’entre eux. Objectif : redresser le moral des troupes, après un été et une rentrée agités. Au sein de la majorité, certains voudraient un gouvernement plus à l’écoute. Mais celui-ci n’entend rien changer à sa méthode.
Deux ans après l’ouverture d’une information judiciaire sur le financement des campagnes du Rassemblement national en 2014 et 2015, le parquet de Paris a requis le renvoi devant le tribunal correctionnel de deux proches de Marine Le Pen – Frédéric Chatillon et Jean-François Jalkh –, et de son microparti, Jeanne.
Quelques semaines ministre, puis président discuté du groupe La République en marche à l’Assemblée nationale, Richard Ferrand va accéder à la présidence du Palais-Bourbon. Fidèle d’entre les fidèles, en délicatesse avec la justice, il incarne la vieille garde de la Macronie.
Ce week-end, Jean-Luc Mélenchon s’est placé comme le leader « naturel » de l’aile gauche du parti socialiste qui se réunissait, pour son université de rentrée, dans la cité phocéenne.
François Hollande continue d’obstruer l’espace médiatique, Olivier Faure peine à faire entendre une ligne claire. La bataille des anciens contre les nouveaux est engagée, qui gèle toute dynamique à court terme.
Les ministres Nicolas Hulot et Laura Flessel ont été remplacés, mardi 4 septembre, par François de Rugy et Roxana Maracineanu. Un remaniement a minima qui prouve surtout à quel point le président de la République manque de forces politiques pour l’épauler.
La démission de Nicolas Hulot n’a pas seulement provoqué une crise politique majeure pour Emmanuel Macron, elle a aussi levé le voile sur une fonction inconciliable avec les politiques de croissance industrielle et de libéralisation économique, comme en témoignent ceux qui l’ont occupée auparavant. Quel que soit le profil du remplaçant, « c’est tout le système qu’il faut repenser », estiment plusieurs d’entre eux.