Les mésaventures de Pablo Iglesias en Espagne laissent de marbre les responsables politiques français, qui répugnent souvent à faire du train de vie des élus une question politique. À l’Assemblée nationale, les classes supérieures n’ont pourtant jamais été aussi dominantes.
Pour sa campagne présidentielle, Marine Le Pen a fait appel à des sociétés appartenant à des cadres du Front national ou à leurs familles, selon des documents consultés par Mediapart. Certaines figurent parmi ses plus gros prestataires. Les sommes facturées, considérables, ont été remboursées par des fonds publics, comme c’est la règle.
Plusieurs syndicats, dont la CGT, ont accepté de participer à la « marée populaire » initiée par la plupart des forces politiques de gauche et des associations. Une victoire pour Jean-Luc Mélenchon, partisan du « débordement », mais permise par une organisation collective, au-delà des rangs de La France insoumise.
Le groupe du FN au Parlement européen a commandé, à la demande de l’eurodéputé Jean-Luc Schaffhauser, une « enquête » sur Mediapart, réglée avec les fonds publics alloués au groupe. Derrière ce rapport complotiste émaillé de fake news, on trouve le cabinet de conseil de l’essayiste Alexandre del Valle.
L’ancienne députée FN du Vaucluse a dévoilé l’organigramme de sa future école des droites, qui ouvrira ses portes à la rentrée 2018 à Lyon. Les réseaux lyonnais de l’ancien président de région Charles Millon, grand avocat de l’union des droites, ont été mis à contribution.
Le 22 mai, lors d'une intervention tenant plus du stand-up que du discours, le président de la République s'est enfin exprimé sur sa politique en direction des quartiers prioritaires. Bilan : quelques initiatives nouvelles, beaucoup de recyclage et un appel à la responsabilité.
Fidèle de la première heure du président de la République, l’ancien maire de Lyon occupe une place toute particulière dans le dispositif gouvernemental. Celle de bouclier du président, notamment sur les questions migratoires, où il incarne à lui seul le reniement des engagements de campagne.
Mediapart a obtenu le contrat du prêt russe du FN, qui lève le voile sur certaines zones d’ombre de cette opération inédite. Mais le micmac judiciaire se poursuit : la banque prêteuse a fait faillite, son directeur est recherché pour détournements de fonds, et le prêt du FN a été plusieurs fois racheté, sans que l’on sache à qui il sera remboursé fin 2019.
Le Rev, parti créé par Aymeric Caron, nourrit déjà de grandes ambitions, et d’abord celle de prendre le leadership sur le créneau de l’écologie politique. Il espère fédérer une base militante large autour de l’engouement pour le véganisme.
Débarqué du FN après avoir divulgué la vidéo des insultes racistes du numéro 2 du Front national de la jeunesse (FNJ), l’ex-président d’un collectif frontiste dénonce la « chasse aux sorcières » dont il a été victime. À Mediapart, Daniel A. affirme aussi avoir été lui-même « harcelé » par ce responsable frontiste, à coups de remarques « xénophobes », « antisémites », « homophobes ».
Mediapart publie les bonnes feuilles de l’ouvrage académique de notre collaborateur Fabien Escalona, consacré à la « reconversion partisane » de la social-démocratie en Europe. Il y expose les futurs possibles d’une famille de partis désormais entrée en crise profonde.
La dernière sortie du président de la République sur les défenseurs des APL et l’héroïsme d’Arnaud Beltrame reflète la stratégie de l’Élysée : imposer ses réformes au pas de charge et mépriser les colères, tant Emmanuel Macron est persuadé que le temps finira par lui donner raison.
À la veille de la « Fête à Macron » organisée ce samedi 5 mai, les syndicats, forces politiques et associations ont annoncé une date de mobilisation commune, le 26 mai. Mais si le décloisonnement partis-syndicats est en cours, au sein de la gauche politique, l’union est complexe. Retour sur un mois et demi de discussions, entre divergences stratégiques et méfiance réciproque.
Depuis qu’Emmanuel Macron est au pouvoir, certains poussent très loin le concept du « en même temps ». Pendant quelques mois et pour près de 25 000 euros, Mathieu Souquière conseille la ministre des transports, Élisabeth Borne, dans sa « gestion de crise » sur la SNCF. Parallèlement, il est invité comme spécialiste de la communication sur des plateaux télévisés, où il critique vertement… la communication du gouvernement.
De nouveaux documents consultés par Mediapart viennent démentir les affirmations de l’Élysée et de GL Events. Deux autres candidats à la présidentielle – François Fillon et Benoît Hamon – n’ont pas bénéficié, pour des prestations équivalentes auprès de la même entreprise, des ristournes accordées à Macron.
Le président des Hauts-de-France a longtemps laissé dans l’ombre La Manufacture, le micro-parti qui a joué un rôle important dans sa victoire aux régionales. Mais la donne a changé depuis qu’il lui a assigné une vocation nationale.