Affaibli par l’affaire Benalla, Emmanuel Macron pensait profiter de la rentrée pour reprendre la main. Mais entre une croissance revue à la baisse et un ministre symbole démissionnaire, il apparaît dépassé.
La démission du ministre de l’écologie est accueillie très favorablement à gauche et chez les écologistes. Non seulement, elle affaiblit le gouvernement, mais elle inscrit à l’agenda politique une thématique qui leur est favorable.
Emmanuel Macron, révèle l’affaire Benalla, vit dans l’illusion de la toute-puissance infantile. Ce président n’admet aucune limite à l’exercice de ses pouvoirs ni à l’expression de ses désirs. Tableau clinique, politique et littéraire.
À l’aube d’élections européennes cruciales, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon entend devenir plus attractif dans le jeu politique pour rassembler derrière lui la gauche sociale-démocrate traditionnelle. Le début d’une nouvelle ère pour cette formation politique.
Réunis dans la cité phocéenne pour le week-end de leur université d’été, les militants insoumis abordent la rentrée avec combativité. Mais entre la campagne des européennes, la crise au Média et le fonctionnement interne, le mouvement affronte une période délicate.
Les intégristes catholiques de Civitas, devenu un parti politique en 2016, tiennent leur université d’été à partir du jeudi 16 août, près de Poitiers. Que représente ce courant national-catholique, qui prend encore l’Espagne de Franco ou le Chili de Pinochet pour modèle ?
Les députés Les Républicains, qui veulent déposer une motion de censure contre le gouvernement, espèrent profiter de la séquence Benalla pour redevenir audibles. Ils sont persuadés qu’ils tiennent là leur revanche, après le naufrage de l’affaire Fillon l’an dernier.
Le député socialiste exprime sa « frustration » au terme de la première journée d'audition de la commission d'enquête de l'Assemblée sur l'affaire Benalla. Il demande l'audition de plusieurs collaborateurs de l'Élysée.
Nombre de ceux qui ont participé à la campagne d’Emmanuel Macron constituent aujourd’hui encore sa garde rapprochée à l’Élysée. La conquête du pouvoir et la confiance aveugle que le président leur accorde en a déconnecté plus d’un. Malgré l’affaire Benalla, beaucoup peinent à se raccorder à la réalité.
Après avoir obtenu la création d’une commission d’enquête, les députés de l’opposition, de gauche comme de droite, exigent que le pouvoir vienne s’expliquer dans l’hémicycle.
Le site internet créé par des intellectuels « progressistes » organise, ce week-end, son université d’été à Saint-Ouen. Plusieurs personnalités de gauche sont attendues sur des débats aussi actuels que le populisme, la stratégie européenne ou la bataille culturelle. Au programme ce vendredi, des échanges sur le populisme.
La constitution de la liste pour les prochaines élections européennes a avivé les tensions au sein du mouvement fondé par Jean-Luc Mélenchon. Des voix s’élèvent, chez les cadres comme dans la base militante, pour dénoncer le manque de démocratie interne ou la confiscation par « le national » du choix des orientations politiques.
Le chef de l’État veut dialoguer avec les parlementaires, un droit jusqu’ici dévolu au premier ministre. Alors que l’Assemblée attaque l’examen du projet de loi constitutionnelle, beaucoup s’inquiètent du présidentialisme exacerbé d’Emmanuel Macron.
Le président de la République s’est exprimé, lundi 9 juillet, face aux parlementaires réunis en Congrès à Versailles. Une heure et demie de discours pour répéter inlassablement le bien-fondé de son projet, en balayant par voie rhétorique les critiques sur l’absence de volet social de sa politique.
À un an des élections européennes, et alors qu’il s’est lancé dans une tournée pour rencontrer des représentants de la gauche européenne et internationale, le leader de La France insoumise revient pour Mediapart sur sa stratégie. Il entend constituer une force mondialisée qui pourrait rivaliser avec le néolibéralisme.
Génération.s, le mouvement politique créé par l’ex-candidat socialiste à la présidentielle, prétend incarner une gauche humaniste, écologiste et européenne. Mais réuni tout le week-end en convention nationale, il peine à créer son espace politique, faute d’alliances.