Le ralliement de Jean-Marie Le Pen à l’Alliance pour la paix et la liberté est un signal adressé aux sphères militantes comme un message à sa fille, avec l’idée que l’inscription dans le jeu électoral ne doit pas conduire à renier son extrémisme idéologique. Radiographie des dirigeants de cette internationale des groupuscules d’extrême droite.
L’Assemblée nationale commencera à examiner dès lundi 9 avril le projet de loi pour « un nouveau pacte ferroviaire ». Et ce, alors que la concertation n’est pas achevée. Dénonçant une « mascarade », les syndicats entendent durcir la mobilisation pour mieux révéler la méthode de l’exécutif : parler, mais ne rien dire ; écouter, mais ne pas entendre.
Des responsables politiques de l’ensemble des partis de gauche ont fait, jeudi 5 avril, l’aller-retour Paris-Le Tréport, où la ligne de TER est condamnée. But de l’opération : défendre les « petites lignes » et se montrer unis aux côtés des cheminots grévistes.
Le premier ministre a présenté, mercredi 4 avril, les principales lignes de la future réforme institutionnelle. Les semaines de négociations n’ont pas permis de déboucher sur un consensus. De LR au PS, en passant par le MoDem, chacun entend corriger le texte au Parlement.
Selon nos informations, Timothée Houssin, l’ex-collaborateur de l’eurodéputé Nicolas Bay, a été mis en examen pour « recel d’abus de confiance » dans l’affaire des assistants parlementaires du FN. Il s’agit de la neuvième mise en examen dans ce dossier.
Moins de trois mois après sa nomination, le président de la fondation européenne du FN démissionne. Dans une note interne, que Mediapart s’est procurée, Jean-Luc Schaffhauser dénonce une gestion financière verrouillée par un consultant proche de Marine Le Pen, dont il juge la rémunération « excessive ». Il l’accuse de lui avoir refusé l’accès aux comptes.
Le comité des signataires de l’accord de Nouméa, chargé de suivre le processus décolonial en Nouvelle-Calédonie, se réunit le 27 mars à Matignon. Au menu : la formulation de la question posée lors de la consultation du 4 novembre 2018 et les pistes de réflexions pour l’avenir.
L’acte héroïque du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame a provoqué en France une énorme et légitime émotion. Elle a pris le pas sur les commentaires politiques, après l’attentat de Trèbes. Elle ne les efface pourtant pas. Comme après chaque attentat, des voix se sont élevées, celle de l’ex-premier ministre Manuel Valls en premier lieu, pour jeter de l’huile sur le feu.
Emmanuel Macron devrait rendre ses arbitrages sur la réforme institutionnelle d’ici fin mars, mais les inquiétudes des élus sont déjà vives sur l’introduction d’une dose de proportionnelle, la limitation du droit d’amendement, l’inscription de la Corse dans la Constitution…
Ce 15 mars, l’ensemble des organisations syndicales, pour une fois soudées, se mobilise contre la hausse de la contribution sociale généralisée pour certains retraités. Un sujet de fronde qui ne faiblit pas depuis son entrée en vigueur au début de l'année, et qui interroge jusque sur les bancs de La République en marche à l'Assemblée nationale.
Le président de la République souhaite conserver le contrôle absolu de son image et s’en prend à tous les journalistes qui osent l’interroger sur ses stratégies de communication. Elles sont pourtant omniprésentes dans son exercice du pouvoir.
S’il assure se désintéresser des sondages et assumer une forme d’impopularité, le chef de l’État n’hésite pas à construire sa stratégie politique en fonction de l’opinion publique, afin d’établir un rapport de force avec les voix contestataires. Au risque de diviser les Français.
Le premier ministre a commencé à présenter aux forces politiques son projet de réforme des institutions. Parmi les mesures proposées : la limitation du droit d’amendement. Certains membres de la majorité s’insurgent, tout comme l’opposition. Beaucoup l’envisagent comme une « monnaie d’échange » avec le président du Sénat. « Ça ne tiendra pas », prédit un ministre.
Pour le professeur en droit constitutionnel, les pistes du gouvernement pourraient « modifier de manière très forte, très sensible, le fonctionnement des institutions ». La volonté du gouvernement de limiter le droit d’amendement est « inconstitutionnelle et provoque une excitation inutile », juge-t-il.
Ils ont écrit ou réalisé Baron noir, L'Insoumis et L'Assemblée. Ils seront sur notre plateau dès 20h30 pour nous dire comment filmer la politique. Auparavant, dès 19h, à l'occasion des 10 ans de Mediapart, les comptes de l'entreprise, sa nouvelle direction éditoriale, ses projets et l'enjeu de l'indépendance des médias vous seront exposés. Enfin à 21h30, nous analyserons les résultats du vote de dimanche en Italie. Comme chaque mercredi, notre émission “En direct de Mediapart” est en accès libre et gratuit sur notre site, sur YouTube, Dailymotion et Facebook.
Selon nos informations, le Parlement européen pourrait lancer mi-mars la procédure de recouvrement de dépenses du groupe auquel appartient le FN, certaines étant jugées « non conformes » et d’autres « déraisonnables », comme l’achat de 228 bouteilles de champagne. En tout, plus de 427 000 euros pourraient être réclamés au FN et à ses alliés à Strasbourg.