La capitale sénégalaise est revenue au calme après plusieurs jours de contestation. Une colère dont l’opposition tire parti, rebattant les cartes pour les prochaines élections politiques sur fond de recul de l’État de droit. Mais la colère est toujours là, une colère sur laquelle s’est redéfini l’échiquier politique du Sénégal, offrant de nouveaux leviers à l’opposition.
L’arrestation du principal opposant Ousmane Sonko a déclenché une vague de colère inédite, avec en toile de fond une remise en cause d'un système de gouvernance favorisant les intérêts étrangers. De nombreux magasins Auchan et des stations Total ont été pillés ou saccagés. Au moins quatre personnes ont été tuées.
Le nouveau premier ministre libyen Abdel Hamid Dbeibah, dont la désignation serait entachée de corruption selon une enquête de l’ONU, s’était offert en 2018 pour un million et demi d’euros, et dans un montage alambiqué depuis le Qatar, les services de lobbyistes et d’intermédiaires français pour devenir présidentiable. Tandis que la diplomatie française et l’Élysée cherchaient en vain à être au cœur du jeu.
Digital Africa devait être une initiative préfigurant un « nouveau partenariat » avec l’Afrique annoncé par Emmanuel Macron. Deux ans plus tard, l’association qui la porte est en difficulté, plusieurs de ses administrateurs dénonçant une absence de transparence.
La mission d’information sur l’opération Barkhane auditionne aujourd’hui l’africaniste d’extrême droite Bernard Lugan, référence de nombreux officiers français, en dépit de sa vision racialiste du continent africain. Une enquête de la Revue du Crieur.
L’économiste, ancien président de l’Association marocaine de défense des droits humains, militant de Transparency Maroc, a été filmé, à son insu, dans son intimité, des scènes divulguées dans son entourage et celui de sa compagne. Il dénonce des pratiques généralisées de chantage et d’humiliation pour réduire au silence les opposants.
L’ambassadeur d’Italie en République démocratique du Congo Luca Attanasio, son garde du corps Vittorio Iacovacci et son chauffeur Mustapha Milambo ont été tués, lundi 22 février, dans l’attaque de leur véhicule, au nord de Goma, à l’est du pays. L’enquête sur les auteurs de ce triple assassinat s’annonce compliquée tant les acteurs armés sont nombreux dans cette zone, où les civils congolais sont la cible régulière d’enlèvements contre rançon.
À l’heure des commémorations du deuxième anniversaire du « hirak », où va « l’Algérie nouvelle » tant vantée par le pouvoir ? Mediapart en débat avec l’historienne Karima Dirèche et la sociologue Amel Boubekeur.
À quelques jours de l’anniversaire du Hirak et après trois mois d’hospitalisation à l’étranger, le président algérien Abdelmadjid Tebboune fait son retour et une série d’annonces dans l’espoir de résoudre un mille-feuille de crises et de se racheter une crédibilité. Plusieurs détenus d’opinion ont été libérés dont le journaliste Khaled Drareni, emblème des voix étouffées en Algérie.
Deux ans après la signature de l’accord de paix de Khartoum, une nouvelle alliance entre groupes rebelles l’a fait voler en éclats. Malgré une aide militaire internationale, l’État semble loin de pouvoir les arrêter.
Emmanuel Macron devrait annoncer un « ajustement » de la force déployée dans le cadre de l’opération Barkhane lors du G5 Sahel, lundi et mardi. Plus de six ans après le lancement, les certitudes ont laissé place aux interrogations et au doute.
Rupture entre le chef du gouvernement et le président, conflits parlementaires et montée du populisme, dans un contexte de crise sanitaire et économique... En cet anniversaire du soulèvement tunisien, les politiques se retrouvent face à la colère de la rue, qui demande des comptes.
Pour enrayer une décennie de guerres et de chaos, un nouvel exécutif a été désigné en Libye avec l’appui des Nations unies. Abdel Hamid Dbeibah, un businessman, vétéran de l’ère Kadhafi, proche d’Ankara mais aussi de Moscou, a été désigné premier ministre.
Au-delà de son bilan militaire mitigé, l’opération française Barkhane – dédiée à la lutte contre les groupes djihadistes au Sahel – est le symptôme d’une série d’échecs politiques et diplomatiques qui ne concernent pas que la France.
L’historien et défenseur des droits humains marocain a été condamné à un an de prison ferme, sans aucune forme de procès. Il est depuis plusieurs années dans le collimateur du pouvoir monarchique. Il s’était confié avant son incarcération à Mediapart et L’Humanité.
Après avoir relativement bien contenu la première vague de Covid-19, les États du continent africain cherchent à s’approvisionner en vaccins, malgré l’accaparement des doses par les pays riches.