Selon l’OMS, la Tunisie est le pays arabe et africain le plus touché par la pandémie de Covid-19. Les autorités ont décidé de confinements ciblés et de restrictions de déplacement face à la recrudescence des cas. Le système hospitalier est saturé.
Depuis un an et demi, la force Barkhane est accusée dans au moins trois cas d’avoir bombardé des civils. Des chercheurs soupçonnent la France de mener, comme les États-Unis au Moyen-Orient, des « frappes signatures », fondées sur une interprétation très contestée du droit de la guerre.
Tout au sud du pays, la région a subi de plein fouet guerres et rébellions. On y manque de tout, sauf d’eau et de cultures, et ses habitants nourrissent le rêve d’une paix durable.
Officiellement, la France est préoccupée par la situation au Tigré, région du nord de l’Éthiopie, où l’armée et ses alliés, tout comme leurs adversaires, sont accusés de crimes de guerre. Officieusement, cela ne l’empêche pas de continuer de développer ses liens diplomatiques et militaires avec Addis-Abeba.
La mort d’un trentenaire le 8 juin dans le quartier de Sidi Hassine, à l’ouest de Tunis, dans des circonstances suspectes, lors de son arrestation, et le passage à tabac d’un jeune de 15 ans par des policiers, qui l’ont aussi dénudé en pleine rue, ont suscité l’indignation de la société civile.
Malgré un nouveau camouflet électoral – le boycott massif des élections législatives –, le pouvoir s’obstine à conduire une feuille de route autoritaire qui installe l’Algérie dans l’impasse.
Le 13 janvier 1963, le président du Togo, Sylvanus Olympio, figure de l’indépendance, était assassiné. Il n’y a jamais eu d’enquête sérieuse sur les auteurs et le mobile de ce meurtre. Sa famille souhaite aujourd’hui « connaître la vérité » et demande à avoir accès aux archives officielles de la France, laquelle a été au cœur des événements de cette époque.
Acquitté définitivement par la Cour pénale internationale, qui avait à juger sa responsabilité dans la guerre civile de 2010-2011, l’ancien président a retrouvé son pays jeudi 17 juin, après huit ans de détention provisoire aux Pays-Bas.
Dix ans après avoir été transféré à la Cour pénale internationale, qui l’a acquitté, Laurent Gbagbo rentre jeudi 17 juin en Côte d’Ivoire. L’ex-président est très attendu, y compris par d’anciens adversaires politiques. Ce retour marque l’échec de la politique de Nicolas Sarkozy, qui a tout fait pour le faire oublier.
Soulaimane Raissouni, ancien rédacteur en chef du quotidien Akhbar al Yaoum, incarcéré depuis un an, sans jugement, poursuit une grève de la faim depuis près de deux mois. Ce flamboyant éditorialiste, sans complaisance envers la monarchie marocaine, nie en bloc les accusations d’« attentat à la pudeur » et de « séquestration » dont il est l’objet.
Ces derniers jours, des coopérants français déployés en République centrafricaine (RCA), parmi lesquels des militaires, ont pris l’avion en direction de Paris pour un vol sans retour. Emmanuel Macron a également décidé de geler l’appui budgétaire direct à la RCA, qui fut longtemps considérée comme un des fiefs de la « Françafrique » et s’est rapprochée de Moscou.
Deux rescapées du génocide des Tutsis qui ont porté plainte pour des viols subis de la part de soldats français de l’opération Turquoise, en 1994, ont accepté de raconter leur histoire. Le discours prononcé par le président à Kigali, le 27 mai, leur fait espérer que leurs agresseurs soient un jour traduits en justice.
La France présente la Grande Muraille verte en Afrique comme le nec plus ultra pour résoudre les problèmes de chômage, d’insécurité, de désertification, etc. Mais cet intérêt soudain n’est pas dénué d’arrière-pensée politique et les experts sont sceptiques.
Des militaires qui commettent un putsch, cela arrive assez fréquemment. Des putschistes qui remettent le couvert quelques mois après, c’est beaucoup plus rare, mais c’est pourtant ce qui est arrivé au Mali le lundi 24 mai. Mercredi, contraints et forcés, le président de la transition et son premier ministre ont fini par démissionner.
Emmanuel Macron se rend, jeudi 27 mai, à Kigali, au Rwanda, pour une visite très attendue. Nombre d’observateurs espèrent que le président français posera un acte historique en présentant les excuses de la France pour son rôle dans le génocide des Tutsis.
Pour faire pression sur le dossier du Sahara occidental, le Maroc a ouvert les vannes migratoires. En 24 heures, quelque 8 000 migrants ont rejoint l’enclave de Ceuta. Le chef du gouvernement espagnol parle d’« une grave crise pour l’Espagne et pour l’Europe ».