Dans L’Origine du capitalisme, paru début février, l’historienne canadienne Ellen Meiksins Wood souligne combien le capitalisme n’est pas un phénomène « naturel », mais bien un phénomène historique. Une leçon essentielle pour notre temps.
Ce n’est qu’au XVIe siècle, avec les travaux du médecin Fracastor, qui a par ailleurs étudié et donné son nom à la syphilis, qu’apparaît la notion de contagion. Alors que le coronavirus se propage, allons lire les grandes fictions épidémiques, de Sophocle à Yan Lianke, en passant par Boccace et Camus.
À travers l’aménagement de ce site colossal pour des dizaines de milliards de dollars, Riyad met en place un vaste partenariat avec la France. En complicité avec les structures et les artistes, la culture devient un cheval de Troie géopolitique.
Bertrand Leclair revient sur la vie et la mort de Jean-Baptiste Tavernier, marchand, orfèvre et écrivain, qui narra ses voyages jusqu’aux Indes : une histoire qui raconte « l’aube de la mondialisation servie sur un plateau oriental ».
À l’occasion de la publication du premier tome de l’intégrale en français du grand écrivain chilien, entretien avec l’universitaire Florence Olivier, autour d’un Bolaño poète avant tout.
En l’espace d’une quinzaine d’années, l’œuvre du Chilien, disparu en 2003, a acquis un statut culte au sein de la littérature mondiale. Une construction mythique qui tient avant tout à l’ambition du projet littéraire développé par l’immense écrivain.
La poésie est constitutive de la vision du monde de Roberto Bolaño. Premiers pas dans son « Université inconnue », somme poétique que la parution du tome I de ses Œuvres complètes permet de pleinement découvrir.
N’y a-t-il que la police pour mettre le nez dans les écrits de Gabriel Matzneff ? Et pour en prendre la mesure ? La République des lettres n’a pas fait preuve d’une telle conscience professionnelle. Plongée dans des pages et des mots scélérats.
Neuf coautrices pour un projet ambitieux : reprendre pour le réactualiser un des livres les plus connus du féminisme, Notre corps, nous-mêmes, édité en 1977 en France et jamais repris depuis. Mediapart vous livre un extrait consacré aux violences.
Auteur de plusieurs études et de deux livres sur La Joconde, Pascal Cotte qui a numérisé plusieurs œuvres de Léonard de Vinci, accuse le musée du Louvre de « parasitisme » à l’occasion de son exposition sur Vinci, qui s’achève le 24 février.
Entretien avec Sébastien Merlet et Jérémie Szpirglas, deux des auteurs du Gainsbook, une véritable enquête sur la façon dont Serge Gainsbourg a créé et enregistré sa musique pendant quatre décennies.
La parution de deux nouvelles traductions intégrales des Journaux de Kafka nous permet de découvrir un stratège en guerre contre « les relations fantomatiques entre les hommes ». À l’ère de la postvérité et du brouillage généralisé de la frontière entre la réalité et la fiction, Kafka redonne à la littérature sa raison d’être, « créer la possibilité d’une parole vraie d’être à être… »
Le Jeu de Paume présente jusqu’en juin, à Paris, « Le supermarché des images », une exposition consacrée à l’industrialisation du visuel, à la mise en lumière des échanges globaux, à l’inflation des circulations, en un mot à « l’iconomie » qui nous entoure.
Deux récents ouvrages, Moi, Galilée, qui ne suis qu’un homme, de Daniele Vegro, et SNML – Anatomie d’une contrefaçon, prouvent que le savant mort en 1642 inspire encore des chercheurs assez insolites, qui ont dû passer une grande part de leur propre vie à étudier ses œuvres.