Une semaine après sa rocambolesque évasion qui l’a conduit à quitter le Japon pour se réfugier au Liban, Carlos Ghosn doit s’exprimer ce mercredi lors d’une conférence de presse pour laquelle il aura choisi lui-même les journalistes. Depuis quinze ans, le magnat de l’automobile témoigne dans ses prises de parole publiques d’un rapport distant avec la vérité.
Remettre ou couper le courant ? Le débat traverse depuis les années 2000 la fédération CGT des Mines et de l’énergie. Mobilisés depuis un mois contre la réforme des retraites, les syndiqués tentent à la fois de « taper dans le capital » et de rallier l’opinion publique à leur cause.
Les Verts autrichiens et les conservateurs de l’ÖVP du chancelier Sebastian Kurz ont conclu le 1er janvier un accord de coalition. Les écologistes ont dû avaler de nombreuses couleuvres, sur les politiques migratoires et économiques, pour affirmer des objectifs sans réels moyens sur le climat.
Outre-Rhin, la question de la pauvreté des retraités est au cœur du débat politique et a conduit à la correction d’un système de retraite à points qui, combiné aux réformes néolibérales du marché du travail, est à l’origine du phénomène. Une leçon pour la France.
Au 27e jour de la grève contre sa réforme des retraites, le président de la République a livré mardi 31 décembre des vœux convenus. Toujours aussi sûr de son fait, il s’est contenté de répéter qu’il mènerait son projet « à son terme », malgré les colères sociales. Et critiqué ceux qui ne veulent pas bouger, sans proposer d’avancées.
Jusque-là assigné à résidence à Tokyo où il est sous le coup de quatre inculpations pour malversations financières, l’ancien PDG de Renault-Nissan a rejoint le Liban. Carlos Ghosn justifie sa fuite par sa volonté de ne plus être « l’otage d'un système judiciaire japonais partial où prévaut la présomption de culpabilité ». Depuis le début de l’affaire, il invoque un complot, ce qui lui évite de se confronter à la réalité des faits.
Au moment où Berlin se fixe l’objectif de produire 65 % de sa consommation d’électricité grâce aux énergies renouvelables d’ici à 2030, le secteur éolien, fer de lance de la transition énergétique allemande, est en plein ralentissement en raison de réformes inopérantes et de la pression d'associations de riverains et de protection de la nature.
Les salariés de la grande raffinerie Total d’Île-de-France à Grandpuits ont voté la poursuite de la grève jusqu’au 6 janvier, veille des réunions prévues entre les syndicats et le gouvernement. Le ministre de l’intérieur se veut rassurant sur le risque de pénurie, alors que la CGT estime que plus aucun carburant ne sort de trois raffineries sur huit en France.
Dans son projet, le gouvernement prévoit que les salariés ne cotisent plus pour leur retraite au-delà d’un salaire de 10 000 euros par mois. Un bouleversement qui ouvre grand la porte à la retraite par capitalisation et qui risque de poser de graves problèmes d’équité et d’équilibre financier du régime actuel.
Au mois de mars 2019, à l’occasion du festival de Mediapart, « gilets jaunes », chercheur et observateurs débattaient déjà de l’impact du mouvement et de ses composantes sur les mobilisations sociales en cours et à venir. Avec l’avocat et militant François Boulo, et l’universitaire Yann Le Lann.
L’entreprise Autouroutes et tunnel du Mont-Blanc, détenue par l’État, a été définitivement condamnée pour discrimination syndicale en octobre. L’ex-salarié à l’origine de la procédure, aujourd’hui en invalidité, raconte des années de pressions et de bataille juridique.
Dans son dernier ouvrage, Thomas Philippon décrit l’affaiblissement « dramatique » de la concurrence aux États-Unis, qui se paie par des coûts élevés pour le consommateur. Tandis que l’Europe se montre, dans l’organisation de ses marchés, plus efficace. Un plaidoyer pour la régulation.
Si les mauvais conducteurs s’exposent à un retrait de permis, les banquiers qui ne respectent pas la loi ne sont, eux, jamais sanctionnés, sauf par des amendes dont ils se moquent, car elles ne sont pas puisées dans leur poche. Sans cesse sanctionnée, la banque Natixis en est l’illustration caricaturale. L’établissement apporte la preuve que la régulation est totalement défaillante.
Le gouvernement n’a pas réussi son pari : il n’y aura pas de trêve de Noël pour les grévistes qui s’opposent au projet de réforme des retraites. Les initiatives foisonnent, la mobilisation s’ancre à la SNCF et à la RATP. Mais les opposants ont presque trois semaines de grève derrière eux. Sans horizon pour le moment.
Le président de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, explique ce mardi aux grévistes qu’il n’y a plus « rien » à négocier. La veille, il a procédé à deux nominations donnant à la réorganisation de l’entreprise publique des allures de provocation. Les deux promus viennent de la finance et auront pour mission de préparer une privatisation à la découpe déjà engagée.
Les grévistes de la grande raffinerie Total d’Île-de-France, déjà touchée par la grève, ont voté le 23 décembre le blocage de toute sortie de produits, entraînant mécaniquement l’arrêt de l’usine dans les jours qui viennent. C’est la deuxième raffinerie à s’engager vers un durcissement du mouvement pour faire plier le gouvernement sur la réforme des retraites.