La crise d'aujourd'hui n'est que la continuation de celle de 2008: il s'agit d'une crise générale de la dette des acteurs privés comme publics. Les gouvernements ont laissé passer la chance historique de 2008 pour reprendre le système monétaire et financier en main. Vont-ils cette fois accepter de jeter par-dessus bord leurs dogmes? Parti pris.
Dans un rapport confidentiel, l'Autorité des marchés financiers (AMF) formule de très vifs griefs contre Viveris Management, un fonds d'investissement sous contrôle de la banque BPCE. De nombreuses opérations financières sont critiquées par le gendarme des marchés, dont une au profit du site Internet Slate.fr. Des tractations secrètes sont engagées pour céder ce fonds au groupe Arjil qui a profité des conseils d'un certain... Charles Milhaud, le patron déchu des Caisses d'épargne.
Mobilisation générale au cœur de l'été. Les organisateurs de colonies de vacances bataillent pour éviter que les animateurs puissent bénéficier de plages de repos plus importantes, comme le suggère la Cour de justice de l'Union européenne. Mais pourquoi les colos échapperaient-elles au droit du travail? Le débat fait rage.
L'agence de notation a dégradé la note américaine vendredi soir. Cette décision signe la fin de la superpuissance des Etats-Unis. Elle déstabilise aussi tout le système financier. Les bouleversements pourraient être immenses. La France est la première concernée. Elle risque d'être rapidement dégradée à son tour.
Toute la journée, les institutionnels ont tenté d'enrayer la chute des cours de la Bourse. En vain. Paris enregistre sa dixième baisse consécutive. Une première depuis la création du CAC, en 1987.
Dans la panique, la BCE a un peu oublié ses dogmes, et a volé au secours du marché obligataire de la zone euro. La pression est un peu tombée sur les dettes obligataires espagnoles et italiennes.
Depuis le sommet européen du 21 juillet, Nicolas Sarkozy n'a fait aucune déclaration, pris aucune initiative. Ce silence du président du G-20 commence à indisposer les capitales étrangères.
Le conseil d'administration du FMI a pris en connaissance de cause le risque de choisir Christine Lagarde pour succéder à DSK. Ted Truman, expert du Peterson Institute de Washington, reconnaît que son sort dépend des aléas de la procédure judiciaire dans l'affaire Tapie.
Alors que les marchés européens réduisent leurs pertes à la mi-séance, tour d'horizon de la presse internationale. Les éditorialistes européens broient du noir.
Bataille éclair ce matin à la bourse de Paris. Toutes les banques étaient sur le front pour soutenir le CAC 40. Un milliard d'euros a été jeté sur le marché en une heure à peine.
La crise s'amplifie de jour en jour. Après les places européennes et New York jeudi (-4,31%), la Bourse de Tokyo a perdu 3,72% vendredi. Actions, obligations, monnaies, tout est balayé par le vent de la panique.
A peine nommée directrice générale du FMI, Christine Lagarde n'a déjà plus les qualités pour occuper cette fonction. Au vu des charges pesant sur elle dans l'arbitrage Tapie, la Commission des requêtes de la Cour de justice de la République a décidé d'ouvrir une enquête pour «complicité de faux et de détournement de fonds publics». Après la tourmente «DSK», voici de nouveau l'institution financière dans de graves turbulences.
Le président du conseil italien s'est adressé aux parlementaires pour tenter de rassurer sur l'état de l'économie. La crise de la dette frappe l'Italie, alors que son gouvernement est de plus en plus contesté. Le Cavaliere est-il menacé?
Alors que la Commission des requêtes de la Cour de justice de la République (CJR) doit annoncer jeudi si elle ouvre une enquête sur Christine Lagarde pour abus d'autorité dans l'affaire Tapie, l'arbitre Pierre Estoup est mis en cause pour la troisième fois dans un arbitrage. Selon nos informations, il a fait l'objet le 29 juillet d'une mesure de récusation pour avoir omis de déclarer des liens avec un avocat, Me Maurice Lantourne. Cette décision retentissante, prise sous l'égide de la Chambre de commerce internationale, souligne la faute de Christine Lagarde, qui, dans l'affaire Tapie, lors de la découverte des mêmes liens, avait choisi de taire l'affaire et de ne pas récuser le même arbitre.
La question de la dette américaine juste close, la spéculation se déchaîne à nouveau sur la zone euro. L'Italie et l'Espagne se retrouvent en première ligne, à la limite de ne plus pouvoir se refinancer sur les marchés. Le sommet européen du 21 juillet, censé sauver la zone euro, est déjà mort-né.