Dans de nombreuses démocraties, les forces de transformation sociale et écologique s’interrogent sur leur avenir. Elles sont confrontées à des défis semblables : la prise en tenaille par les identitaires et les néolibéraux, le difficile dosage entre crédibilité et radicalité du projet, et des ancrages abîmés dans la société.
Devenue le centre de gravité à gauche, l’Union populaire avance ses pions pour construire une majorité avec les écologistes, les communistes et l’extrême gauche à l’Assemblée nationale, « sans volonté d’hégémonie ». De quoi éviter de réitérer la déception de 2017 ?
« Si Marine passe et me demande de chanter “la Marseillaise” à chaque début de cours... », s’alarme une enseignante décidée à voter contre elle au second tour. Mais chez les professeurs de gauche, après cinq ans de rapports dégradés avec Jean-Michel Blanquer, ce « vote barrage » n’est plus une évidence du tout.
Cette première semaine d’entre-deux-tours, « À l’air libre » a consacré plusieurs émissions à révéler les fondamentaux du Rassemblement national : une entreprise de destruction systématique des libertés.
Marine Le Pen n’hésite pas à changer d’idée, de programme, et à se contredire. Face à la menace de voir l’extrême droite arriver au pouvoir, Mediapart et « La Revue dessinée » ont décidé, exceptionnellement, de permettre la lecture de quelques pages de l’album « Aux portes du palais », tirées du chapitre « D’incompétences en incohérences ».
Qualifiée pour le second tour, la candidate d’extrême droite, qui a beaucoup travaillé à lisser son image pour masquer la brutalité de son programme, doit désormais convaincre qu’elle est prête à gouverner. Une marche encore bien haute pour celle qui apparaît plus isolée que jamais.
Chaque jour, l’actualité de la campagne présidentielle 2022 passe sous les regards et les crayons affûtés de notre équipe de dessinateurs et dessinatrices. Aujourd’hui : Sié.
Pendant la crise sanitaire, la candidate du RN a beaucoup varié, surfant sur les mouvements d’opinion et les vagues épidémiques. Elle a laissé ses adversaires à l’extrême droite s’égarer sur la chloroquine, le masque, contre le passe sanitaire, sans jamais prendre, elle, aucun risque politique.
À Paris, le syndicat étudiant La Cocarde, proche du Rassemblement national, a revendiqué le déblocage d’un bâtiment de Sciences Po en compagnie de membres de l’UNI et de Génération Zemmour. L’occupation de la Sorbonne a également fait face à une attaque dans la nuit.
Contesté pour la faiblesse de son bilan sur le climat, Emmanuel Macron a choisi le sujet controversé des éoliennes pour parler d’environnement, jeudi 14 avril. Un discours d’entrepreneur qui mouille la chemise pour ses employés, où l’écologie est réduite à une aubaine économique et à la promesse d’embauches à venir.
Dans la préfecture de la Somme, le candidat de La France insoumise est arrivé devant Emmanuel Macron au premier tour, au contraire de 2017. Dans cette ville marquée par la désindustrialisation, ses électeurs hésitent : feront-ils barrage à l’extrême droite avec un bulletin Macron ou préféreront-ils simplement ne pas y aller ? Reportage vidéo.
Le sociologue Didier Eribon, qui a soutenu la campagne de Jean-Luc Mélenchon, analyse les causes de la poussée de l’extrême droite, et les défis qui attendent La France insoumise pour reconstituer durablement une pensée de gauche.
Alors qu’elles avaient cinq ans pour constituer un front face à des droites et extrêmes droites divisées, les formations de gauche ont été incapables d’éviter la répétition du duel Macron-Le Pen. La tâche de reconstruction qui attend l’Union populaire, arrivée en tête de son camp, est désormais décisive.
Reportage à Amiens avec les électeurs de Jean-Luc Mélenchon entre hésitation et déception, puis entretien avec Vincent Jarousseau, photographe, et Laura Tedesco, membre de Vigilance et initiatives syndicales antifascistes (VISA).
Fief de gauche aux municipales, la sixième ville de l’Hérault a placé Marine Le Pen en tête au premier tour de la présidentielle, comme en 2017. Chômage élevé, petits salaires et pression foncière nourrissent la colère dans cette ville désindustrialisée.
L’avocat parisien Alex Ursulet demandait l’annulation de sa radiation prononcée par le Conseil de l’ordre. La cour d’appel de Paris a décidé ce jeudi de ne pas statuer tant que le dossier pénal dans lequel il est mis en examen pour viol n’est pas clos définitivement.