L’accession au pouvoir du parti post-fasciste Fratelli d’Italia, de ses idées racistes, de sa culture patriarcale et de son homophobie décomplexée, fait craindre le pire en Italie. Le pays enregistre déjà un lourd retard en matière de droits des femmes. Mais une nouvelle génération entend bousculer l’ordre établi.
Après deux mandats triomphants, une interdiction de participer aux dernières élections et 580 jours de prison, Lula peut l’emporter cette année, peut-être dès le premier tour ce dimanche. Retour sur une longue bataille judiciaire et politique.
Dimanche 2 octobre, les Brésiliens sont appelés à choisir entre le président sortant Jair Bolsonaro et l’ancien chef d’État de gauche Luiz Inácio Lula da Silva. Après un mandat marqué par les violences, les outrances et une politique économique favorable aux plus riches, Lula affirme vouloir réconcilier le pays. Avec l’espoir de l’emporter dès le premier tour.
Les « midterms » ont lieu le 8 novembre prochain aux États-Unis. Ce scrutin sera déterminant pour la suite de la présidence de Joe Biden et aura aussi des conséquences pour le reste du monde. Première chronique de la chercheuse et historienne Maya Kandel pour Mediapart.
Dix ans après l’épais « Congo, une histoire », l’historien flamand déploie une histoire de la décolonisation de l’Indonésie. Entretien sur la mémoire coloniale, la révolution et l’héritage du non-alignement forgé lors de la conférence de Bandung en 1955.
Alors que le camp Bolsonaro met en avant une reprise vigoureuse, le Brésil reste engoncé dans une crise profonde. Depuis près de dix ans, le pays ne connaît plus de croissance et voit ressurgir la pauvreté et la faim. L’élection ne présente pas de vraie issue à cette crise.
Dans un Brésil en pleine campagne présidentielle, avant le premier tour dimanche 2 octobre, la déforestation et les conflits autour de la terre sont plus que jamais synonymes de violences pour les populations autochtones. Reportage au Mato Grosso do Sul.
Après une allocution au Kremlin, le président russe a signé l’annexion des régions ukrainiennes de Kherson et de Zaporijjia, ainsi que des autoproclamées « Républiques » de Donetsk et de Louhansk. Et il a prévenu que la Russie protègerait ses terres « en utilisant toutes [ses] forces ».
Dans l’État de Roraima, quarante ans après une première ruée vers l’or, les orpailleurs illégaux sont de retour en masse dans le territoire Yanomami, favorisés depuis l’arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro. À la veille de l’élection présidentielle, les orpailleurs tentent de pousser leur avantage.
Alors que des milliers de personnes bravent la répression et manifestent en Iran depuis une semaine, le régime des mollahs est-il menacé ? Nous analysons ce soulèvement exceptionnel impulsé par des femmes et qui transcende les classes sociales avec nos invité·es.
La collecte et l’analyse des traces numériques laissées par les combats qui font rage en Ukraine peuvent-elles avoir une incidence sur le déroulement du conflit ? La guerre du Golfe avait consacré la toute-puissance de la télévision, celle d’Ukraine confirme l’émergence de l’Open Source Intelligence (OSINT).
Les unités organisant la répression sont multiples et impitoyables mais n’arrivent toujours pas à mater des manifestants qui n’exigent plus seulement la fin du voile obligatoire, mais celle du régime.
L’ONG publie un rapport documentant comment, en 2017, le réseau social a été incapable de modérer les messages appelant à la discrimination ou au meurtre des membres de cette minorité ethnique de confession musulmane, et les a même promus via ses algorithmes. Elle demande à sa société mère, Meta, de les indemniser.
Les succès électoraux de l’extrême droite, comme en Suède ou en Italie, font souvent l’objet d’une couverture sensationnaliste et de dénonciations superficielles. Celles-ci passent à côté de la normalisation de l’agenda nativiste, dont la responsabilité est très largement partagée.
Dès l’annonce de la « mobilisation partielle » décrétée par Vladimir Poutine le 21 septembre dans le cadre de la guerre en Ukraine, des milliers de jeunes Russes ont fui leur pays pour trouver refuge à l’étranger, notamment en Serbie où ils n’ont pas besoin de visa.
Dans les manifestations contre la mobilisation militaire décrétée par Vladimir Poutine, les femmes sont largement majoritaires. La contestation monte dans les régions peuplées de minorités ethniques.