L’ancienne juge antiterroriste Nathalie Poux a été entendue, vendredi, au procès en appel des attentats de janvier 2015. Elle a fait état de ses frustrations, mais elle n’a admis aucune erreur. La cour va entendre les acteurs des filières d’armes.
Après les plaidoiries de la défense qui ont particulièrement ciblé le Parquet national financier (PNF), le tribunal rendra sa décision le 13 décembre dans l’affaire de corruption à la Fédération française de rugby.
Le représentant du ministère de la justice n’a finalement réclamé aucune sanction, mercredi 21 septembre, contre un magistrat anticorruption poursuivi disciplinairement, Patrice Amar, l’une des bêtes noires de Nicolas Sarkozy et du garde des Sceaux.
Selon des éléments obtenus par la justice française, l’ancien dignitaire Bachir Saleh a confirmé à des magistrats libyens que Nicolas Sarkozy avait personnellement sollicité auprès de Mouammar Kadhafi un financement de sa campagne présidentielle. Deux autres fonctionnaires du régime ont témoigné dans le même sens.
Le Parquet national financier réclame un an de prison ferme contre Bernard Laporte, président de la Fédération française de rugby et ancien ministre des sports, et Mohed Altrad, industriel et propriétaire du club de Montpellier.
Le tribunal administratif de Marseille examinait, lundi, le recours déposé par des militants écologistes contre un agrandissement qui aurait de « graves conséquences sanitaires et environnementales ». Mais le rapporteur public leur a laissé peu d’espoir.
Homme de l’ombre de Nicolas Sarkozy depuis les années 1980, l’affairiste Thierry Gaubert avait laissé des traces explosives sur la Libye dans ses ordinateurs. Les preuves dormaient depuis onze ans dans les armoires de la police. Elles viennent de parler.
Entendue comme témoin le 1er juin dernier par la police, l’ex-femme de Nicolas Sarkozy n’a pas mâché ses mots à l’encontre de plusieurs membres du premier cercle de l’ancien président, comme Brice Hortefeux, Bernard Squarcini et Thierry Gaubert. Premier volet d’une série de révélations sur l’affaire libyenne.
La cour d’assises spéciale a projeté, jeudi, les images de vidéosurveillance qui montrent l’attaque de la promenade des Anglais le 14 juillet 2016. « Des images terribles », a commenté le président de la cour.
Le Conseil supérieur de la magistrature a estimé, jeudi, qu’« aucun manquement à la discipline » ne pouvait être reproché au juge anticorruption, qui s’était retrouvé au cœur d’une vendetta initiée par le ministre de la justice, alors que ce dernier était dans une situation de conflit d’intérêts patente.
Mercredi, les familles de deux Françaises détenues dans des camps avec leurs enfants ont obtenu gain de cause : l’examen de leur demande par la France n'avait « pas été entouré de garanties appropriées contre l’arbitraire ». Présent à l’audience, Albert espère le retour de son petit-fils de 3 ans qui « n’a jamais connu que ce désert et ce camp. »
L’ancien patron de la section antiterroriste de la brigade criminelle a commenté, mardi, des vidéos de l’attaque de « Charlie Hebdo ». Questionné par la défense, il a justifié l’oubli des carnets de Coulibaly, trouvés à son domicile mais passés à la trappe pendant l’enquête, par le caractère « d’urgence » des perquisitions.
Deux complices présumés d’Amedy Coulibaly, condamnés à 30 ans et 20 ans de prison en décembre 2020, Ali Polat et Amar Ramdani, comparaissent à partir de lundi devant la cour d’assises en appel. Selon les avocats d’Ali Polat, des carnets de Coulibaly, « oubliés par toute la chaîne judiciaire », seront « examinés au cours de cette audience pour la première fois depuis les faits ».
Un enquêteur antiterroriste a reconstitué vendredi, devant la cour d’assises, le fil de l’attaque du 14 juillet 2016 en s’appuyant sur les images de vidéosurveillance de la ville de Nice.
Auteurs de propos déplacés et menaçants contre des gardés à vue, les policiers chargés d’une enquête criminelle ont omis de filmer certaines auditions et refusé un avocat à l’un des suspects, en dépit de leurs obligations légales et déontologiques. C’est ce que révèle une retranscription mot à mot des enregistrements ordonnée par la juge d’instruction.
Une responsable de la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire a résumé le démarrage de l’enquête devant la cour d’assises spéciale. Le terroriste a laissé de nombreux indices qui accablent ses amis. Sans que l’on sache s’il a sciemment cherché à les compromettre.