Deuxième partie de notre série sur le vote suisse du samedi 10 juin, pour déterminer si les banques commerciales pourront encore émettre de la monnaie. Dans les médias, le débat se polarise uniquement sur la défense du système financier, et occulte la problématique de l’économie financiarisée.
Le nouveau gouvernement italien a pour priorité la forte réduction de la progressivité de l’impôt avec un impôt à taux unique de 15 % légèrement amendé. Une mesure centrale inspirée par le cœur de la pensée néolibérale et qui ne pose pas que des problèmes budgétaires.
Le parquet national financier a indiqué lundi 4 juin avoir ouvert une enquête à la suite de la plainte déposée par Anticor pour prise illégale d’intérêts et trafic d’influence contre le secrétaire général de l’Élysée. Après nos révélations, les agissements du bras droit d’Emmanuel Macron dans le dossier MSC, société avec laquelle il a de nombreux liens familiaux, sont au cœur de l’enquête.
Les Européens tentent d’organiser leur riposte aux mesures douanières prises par les États-Unis contre les importations d’acier et d’aluminium. Mais les divergences d’intérêt se font jour et après la rupture de l’accord iranien, l’Europe se montre plus vulnérable que jamais face à Donald Trump.
Le 10 juin, les Suisses votent pour déterminer si les banques commerciales pourront encore émettre de la monnaie. Un débat complexe mais essentiel pour réfléchir sur les maux et les besoins de l’économie contemporaine. Premier volet de notre série : comprendre ce que propose l’initiative populaire helvétique.
Après Renault et PSA, 31 constructeurs du monde entier ont été démarchés pour utiliser le logiciel de surfacturation des pièces détachées. Selon nos informations, au moins trois d’entre eux l’ont mis en œuvre. Mais l’impact de ces hausses a certainement été plus large.
Lors de l’examen en séance de la loi Elan sur le logement, cette semaine, les députés LREM ont revu à la baisse leurs tentatives d’ouvrir des brèches dans la loi de 1986 qui préserve le littoral français. La portée de cette loi reste cependant affaiblie par le texte.
À Amiens, le fabricant d’électroménager arrête la production, et licencie ses 290 salariés. Mais 186 d’entre eux sont repris sur-le-champ par un industriel local, Nicolas Decayeux. Ce dernier devrait empocher 15 millions d’euros d’aides pour lancer son nouveau projet, dont les contours restent imprécis.
Haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye révèle la philosophie du projet de loi qui verra le jour en 2019. Il s’agira d’un véritable big-bang qui mettra en cause le vieux système français par répartition, au profit d’un système par points et même par capitalisation pour les plus riches.
Le premier ministre a prétendu vouloir juger les dépenses sociales sur leur efficacité. Mais en réalité, la dépense sociale française joue globalement son rôle.
Des documents confidentiels, obtenus par Mediapart et l’EIC, montrent que les deux constructeurs français ont artificiellement gonflé les prix, déjà très élevés, de leurs pièces détachées, grâce à un logiciel miracle. Il en a coûté 1,5 milliard d’euros aux automobilistes en dix ans.
La crise politique italienne est en train de se transformer en déroute financière. Le brouillard entretenu par la politique monétaire ultra-accommodante de la BCE se dissipe. La crise de l’euro, masquée pendant un temps, revient sur le devant de la scène. Les responsables européens se retrouvent face à l’échec de leur gestion accablante des dix dernières années.
Saisie en urgence par les syndicats, la justice estime que le groupe Iliad n’a pas respecté les procédures légales pour céder son centre d’appels de Colombes, l’un des foyers les plus virulents de la contestation interne. Alors que la direction espérait se débarrasser de ses salariés en septembre, elle doit patienter.
L’examen de la réforme de l’assurance-chômage par l’Assemblée démarre ce mardi. Le gouvernement a discrètement ajouté une mesure qui lui permettra de revoir les règles du cumul des allocations chômage et d’un salaire faible. 800 000 personnes sont concernées.
En refusant la nomination aux finances de Paolo Savona et en proposant de nommer Carlo Cottarelli à la présidence du Conseil, le président italien a mis au jour la vive division des élites économiques sur l’euro.
Militants politiques et associatifs, syndiqués, simples citoyens, les opposants à la politique d’Emmanuel Macron ont défilé unis et dans une ambiance bon enfant, samedi 26 mai. Pour la première fois, la CGT se ralliait à un appel émanant d’organisations politiques et associatives. Reportage dans le défilé parisien.