Depuis son élection, Emmanuel Macron a fait de la refondation de la zone euro une priorité. Mais il peine à gagner des soutiens auprès des autres membres. Le président de la Commission européenne a proposé de faire adopter l’euro dans toute l’Union et de donner les pouvoirs budgétaires à la Commission. Angela Merkel, en campagne, ne dit rien. Mais son ministre des finances parle pour elle.
Le gouvernement français a confirmé l’entrée en vigueur provisoire du traité avec le Canada dès le 21 septembre, malgré la publication d’un rapport critique sur le CETA. Tandis qu’à Bruxelles, la Commission Juncker dévoile le mandat de deux futurs traités de libre-échange, en y glissant une astuce qui permettrait de contourner l’avis des parlements nationaux pour ratifier le texte final…
Le ministre de l'action et des comptes publics Gérald Darmanin a précisé ce matin les futurs seuils d'exonération de la taxe d'habitation. Mais l'efficacité économique de cette mesure, lissée sur trois ans et dans un contexte austéritaire, est incertaine.
Le gouvernement veut geler à 0,75 % pendant deux ans la rémunération du livret A. Objectif affiché : améliorer le financement du logement social. Mais Mediapart apporte la preuve chiffrée qu’il s’agit d’une supercherie : la mesure coûterait plus de 2 milliards d'euros aux épargnants et rapporterait plus d'1,7 milliard aux banques.
Bruno Rousset, président et actionnaire majoritaire de l’assureur lyonnais April, a touché 52 millions d’euros en construisant des immeubles qu’il a loués à son propre groupe. Des opérations conduites en violation du code de commerce, et qui pourraient s’apparenter à de l’abus de biens sociaux.
Les ordonnances de Macron sont-elles comparables aux réformes Schröder? L’esprit général s’inspire du modèle allemand : décentralisation partielle de la négociation collective et flexibilisation du code du travail, le tout pour favoriser l’embauche. Mais le « conseil d'entreprise » version outre-Rhin n'a pas entravé le pouvoir des syndicats.
La première mobilisation sous la présidence Macron contre les ordonnances réformant le code du travail a rassemblé entre 223 000 et 400 000 personnes en France. Une réussite qui n'est que le début d'une série de manifestations.
Débat en vidéo avec Mycle Schneider, coordinateur du World nuclear industry status report, et Juan C. Rodriguez, analyste financier, sur les bouleversements économiques et financiers à l’origine du déclin du nucléaire.
Face à la débâcle économique du nucléaire, l’eurodéputée verte allemande Rebecca Harms appelle à réduire plus fortement la demande d’énergie en Europe.
Le nucléaire produit toujours 10,5 % de l’électricité dans le monde, mais ses capacités de production sont plus faibles qu’il y a dix ans, explique la nouvelle édition du World nuclear industry status report. Les acteurs historiques de l’atome connaissent de graves difficultés.
Plus de la moitié des organisations composant Force ouvrière appellent à manifester ou soutiennent les mobilisations lancées ce mardi par la CGT, Solidaires et la FSU. En interne, la position très conciliante du secrétaire général Jean-Claude Mailly envers les ordonnances et Emmanuel Macron passe de plus en plus mal.
L’appel à la grève et à la manifestation lancé par la CGT et ses alliés (Sud-Solidaires, FSU, Unef…) contre les ordonnances réformant le code du travail va prendre corps dans la rue le mardi 12 septembre. La France insoumise, de son côté, s’affirme comme une force d’opposition capable de mobiliser également.
Si le projet de loi de finances pour 2018 sera présenté fin septembre, les grands arbitrages sont connus. Derrière quelques ministères préservés, la contribution des transferts sociaux à la baisse des déficits sera majeure.
Dans le lot des privatisations préparées par le gouvernement, celle de la Française des jeux est la plus symptomatique. Risques de blanchiment, d’addiction ou de fraudes… l’abandon de cette entreprise publique à des clans affairistes est hautement dangereux. Même Sarkozy y avait renoncé.
L’accord de libre-échange avec le Canada peut-il encore dérailler ? Alors qu’un panel d’experts français juge que le CETA « manque d’ambition » sur l’environnement et s’inquiète de ses silences sur le climat, les ratifications ont déjà commencé dans les capitales des 28. Plus que sur la France, les adversaires du traité misent sur la Belgique, l’Autriche et les Pays-Bas pour enrayer le processus.
La tendance du Medef et du gouvernement à ne faire de la nouvelle loi travail qu’une simple « première étape » relève d’un discours classique sur les réformes. Un discours qui tente de contourner les limites de ces mesures, d’éliminer tout bilan lucide par une logique du « toujours plus » s’autojustifiant.