Usul. Bosser tue (mais pas tout le monde)

Par Rémi Liechti et Usul
 © Reuters © Reuters

Le triomphe du macronisme, c’est aussi le triomphe d’une certaine vision du travail, qui permet de se construire, de s’ouvrir, de se réaliser pleinement. Et pourtant si le travail tue moins, il tue toujours, et toujours les mêmes.

Cinq questions que vous vous posez sur Benalla, Mediapart et la perquisition

L’affaire Benalla réserve tellement de rebondissements qu’on s’y perd. La semaine, entamée par une tentative de perquisition au siège du journal, a été particulièrement riche. Cette synthèse répondant aux principales questions de nos lecteurs devrait vous permettre de vous y retrouver.

A Paris, la police fait un blessé grave, le cortège se radicalise

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Les jardins du Trocadéro, en fin d'après-midi samedi. © karl Laske Les jardins du Trocadéro, en fin d'après-midi samedi. © karl Laske

Un manifestant a eu la main arrachée par une grenade, samedi à Paris, en dépit des appels à l’interdiction de cette arme qui a déjà fait plusieurs blessés graves.

«Gilets jaunes», acte XIII: nouveaux défilés dans toute la France, un manifestant gravement blessé à Paris

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Alors qu’en cet acte XIII des milliers de « gilets jaunes » ont une nouvelle fois défilé un peu partout en France, Christophe Castaner a dénoncé « des personnes qui cherchent au fond à nuire à nos forces, à nuire à nos institutions ». Des affrontements ont eu lieu notamment à Paris, Bordeaux, Toulouse et Rennes.

Des politiques témoignent après le procès de l’affaire Baupin: «C’est un peu de justice dans ce monde de brutes!»

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Interrogés lors d’un colloque sur les femmes et la politique, Clémentine Autain, David Cormand, Elsa Faucillon et Manon Aubry reviennent sur ce que le procès de l’affaire Baupin signifie pour eux. Tous estiment qu’il y aura un avant et un après cette semaine décisive.

Le parquet requiert la relaxe dans le procès de l’affaire Baupin

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Au tribunal de Paris, le 4 février 2019. © Marc Chaumeil Au tribunal de Paris, le 4 février 2019. © Marc Chaumeil

Historique, le procès en diffamation intenté par l’ancien député aux femmes qui ont témoigné contre lui, à propos de violences sexuelles, dans Mediapart et France Inter s’est terminé vendredi sur des paroles fortes. La procureure a demandé la relaxe des prévenu·e·s. Le jugement sera rendu le 19 avril.

Pourquoi Toulouse est l’un des bastions des gilets jaunes

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Samedi 2 février à Toulouse, lors de l'acte XII des gilets jaunes. © MR Samedi 2 février à Toulouse, lors de l'acte XII des gilets jaunes. © MR

Après douze semaines de mobilisation, Toulouse s’est affirmée comme l’une des places fortes des gilets jaunes. La colère populaire, profonde, qui s’y exprime chaque samedi, débarque de toute la région et prospère sur un terreau frondeur historique et des rituels mouvementistes bien rodés. Elle s’alimente aussi du constat amer de la déconnexion des élus et de la brutale répression policière.

Affaire du contrat russe: l’implication de Benalla est confirmée

Alexandre Benalla et, au second plan, Vincent Crase, le 1er mai 2018, à Paris. © Reuters Alexandre Benalla et, au second plan, Vincent Crase, le 1er mai 2018, à Paris. © Reuters

Contrairement à ce qu’il a répété, Alexandre Benalla est bien impliqué dans l’affaire du contrat russe. La société de sécurité Velours, sous-traitante du marché, a elle-même reconnu vendredi auprès de l’AFP que l’ancien conseiller d’Emmanuel Macron avait joué le rôle d’intermédiaire du temps où il était à l’Élysée.

Toujours sans patron, l’Office des réfugiés craint une reprise en main de l’Intérieur

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Pascal Brice (à droite), avec un migrant éthiopien, lors du démantèlement du camp de Calais en 2016 © Reuters Pascal Brice (à droite), avec un migrant éthiopien, lors du démantèlement du camp de Calais en 2016 © Reuters

Alors qu’il clame son attachement au droit d’asile, Macron tarde à choisir le patron de l’Ofpra, chargé de protéger les réfugiés. S’il nommait un préfet au lieu d’un diplomate, l’établissement perdrait en indépendance.

Malgré l’urgence, le gouvernement brouille ses ambitions sur le climat

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François de Rugy le 28 novembre 2018 à l'Assemblée © Gonzalo Fuentes / Reuters. François de Rugy le 28 novembre 2018 à l'Assemblée © Gonzalo Fuentes / Reuters.

La dernière mouture du projet de loi « énergie » ne mentionne plus la division par quatre des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. Pour déguiser ce recul, le gouvernement préfère à présent parler de « neutralité carbone », concept vague qui inquiète les ONG.