A trois jours du G-20 de Londres L’Europe, maillon faible de la relance internationale

Faut-il relancer ou réguler? A trois jours du G-20 de Londres, le débat continue de faire rage. Les Américains militent pour une meilleure coordination de la relance. Tandis que les Européens pensent déjà à l’après-crise, et plaident pour de nouvelles règles encadrant le capitalisme. Qui a raison? Barack Obama, en parfait disciple de Keynes, ou Angela Merkel, apôtre de la discipline budgétaire? Décryptage du débat en cours, moins caricatural qu’il n’y paraît, et entretien avec deux économistes, Pierre-Noël Giraud et Bernard Gazier, favorables tous deux à une relance européenne plus musclée. [photo © L.L.]

A Paris, les violences entre bandes augmentent et se durcissent

Alors que le débat sur les bandes violentes bat son plein, Mediapart révèle un chiffre inquiétant: depuis le début de l'année, dans Paris intra-muros, 25 affrontements entre jeunes ont déjà été recensés, contre 35 pour toute l'année 2008. Les bagarres ont eu essentiellement pour théâtre la gare du Nord, la station de métro et de RER Châtelet-Les Halles et plusieurs quartiers de l'Est parisien. Très inquiet, le parquet de Paris a décidé de mettre en place une structure d'action et de prévention, en coopération avec la préfecture de police, la mairie et le rectorat.

La Chine, une puissance militaire sous haute surveillance

Si, dans son rapport annuel sur la Chine, le département américain de la défense estime que le développement militaire du pays menace l'équilibre régional en Asie, le poids du géant asiatique dans les dépenses mondiales reste limité. Ce qui importe surtout à l’empire du Milieu, c’est de sécuriser ses approvisionnements en pétrole depuis le Proche-Orient et l’Afrique. La multiplication des actes de piratage sur des cargos chinois a ainsi servi de prétexte à l’establishment militaire pour exiger une croissance à deux chiffres de son budget.

Selon Me Roux, l'avocat de Duch, «un criminel est toujours plus grand que son crime»

C’est un chantre de la désobéissance civile, avocat des faucheurs d’OGM et de José Bové, qui défend Duch devant le tribunal des Khmers rouges, depuis lundi 30 mars. Cette fois, son client n'est autre que l'ancien directeur du centre de torture cambodgien S-21, serviteur zélé du régime ultracommuniste de Pol Pot (1975-1979), accusé de crimes contre l’humanité. A Phnom Penh, Me François Roux se sent pourtant à sa place. Dans un long entretien, il explique à Mediapart qu'il plaidera les circonstances atténuantes et qu'il espère éviter la perpétuité à son client. «Un criminel est toujours plus grand que son crime», assure-t-il. Et de pointer le risque «d'un procès expiatoire». Propos dérangeants, donc stimulants.

Des mains pour dire la voix des sans-papiers

Écrivain et photographe, Carole Achache se rend depuis 2006 dans une permanence parisienne du réseau Education sans frontières (RESF) pour aider des personnes en situation irrégulière à s'y retrouver dans les exigences, souvent incohérentes, de l'administration française. Elle a photographié des mains en mouvement, qui cherchent à comprendre, enragent, espèrent ou attendent. Son travail est exposé à la mairie du XIe arrondissement de Paris jusqu'au 8 avril. À regarder et écouter, une sélection d'images, accompagnées d'une présentation, par Carole Achache, de sa démarche.

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La rédaction de Mediapart

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