Le discours du président démenti L'Etat laisse distribuer des stock-options aux patrons de GDF-Suez

Après une semaine de scandales sur les rémunérations des patrons, Nicolas Sarkozy s'est refusé, mardi, à évoquer une loi pour encadrer primes, bonus et stock-options. Sa majorité promettait pourtant une loi pour éviter les dérives. Le gouvernement a-t-il vraiment envie d'intervenir sur cette question? Dans les conseils d'administration où il siège, comme celui de GDF-Suez, il laisse faire. C'est ce qui ressort d'un document dont Mediapart a eu connaissance. Avec le feu vert de l'Etat, le PDG de la société, Gérard Mestrallet, s'est vu attribuer 830.000 stock-options (valeur estimée: 7,7 millions d'euros!), et le vice-président et directeur général délégué, Jean-François Cirelli, 300.000.

Douze questions que Mediapart aimerait poser à François Pérol

La Commission des finances de l'Assemblée nationale va procéder, mercredi 25 mars, à l'audition de François Pérol, l'ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée que Nicolas Sarkozy a propulsé à la présidence des Caisses d'épargne et des Banques populaires, dans des conditions de légalité qui font débat. Ce sera la première intervention publique de l'ancien collaborateur du chef de l'Etat. Mediapart, qui a souvent sollicité le nouveau banquier pour recueillir son avis sur son pantouflage controversé mais n'a jamais obtenu de réponse, soumet douze questions que nous aurions aimé pouvoir lui poser. Parti pris.

PS: la mascarade des «angéliques» contre les «sécuritaires»

Le fiasco des débats organisés dimanche au Zénith et les petits règlements de compte qui ont suivi en disent long sur les tergiversations du parti socialiste sur les questions de sécurité. L'enjeu est pourtant immense. Depuis 1997 et le congrès de Villepinte, le PS hésite, fait ce qu'il ne dit pas ou n'assume pas ses revirements successifs. Ses débats en trompe-l'œil masquent mal sa coupure d'une réalité sociale et sa difficulté à penser ces questions de sécurité. Parti pris.

De graves soupçons à l'ombre du Sénat

Des accusations de malversations, des soupçons d'atteinte à la vie privée, des protections politiques éventuelles: tous les ingrédients du scandale sont désormais réunis dans ce qu'il est convenu d'appeler l'affaire du Musée du Luxembourg, à Paris, propriété du Sénat. La «Brigade de répression de la délinquance astucieuse» (BRDA) intensifie ses investigations sur les lourdes accusations portées à l'encontre de la société gestionnaire du musée, SVO Art Organisation. Mediapart a enquêté.

La Chine demande la fin de l'hégémonie du dollar

Le gouverneur de la banque centrale de Chine, Zhou Xiaochuan, a publié un appel à la fin de l'hégémonie du dollar sur le système monétaire international. Il met en cause ce statut du billet vert dans la fabrication à répétition de crises financières de plus en plus catastophiques. A quelques jours du G20 de Londres, voilà un gros pavé jeté dans la marre. Rien d'improvisé dans une stratégie chinoise à court et long terme, politique autant que monétaire, et préparée de longue date. Analyse.

Rassembler des preuves? Pas le temps!

Deuxième volet de notre série sur les «comparutions immédiates» au tribunal de Bobigny, en Seine-Saint-Denis. Où l'on voit que cette procédure permet de désengorger une justice sous pression. Moins de deux jours s'écoulent généralement entre l'interpellation et le jugement des prévenus. Des avocats qui voient leur client un quart d'heure; des dossiers apportés dans le fourgon avec le prévenu; des interrogatoires expédiés: une «bonne justice»?

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La rédaction de Mediapart

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