Ces derniers jours, la France a paru effacée et partiale. Une attitude qui s’explique d’un point de vue diplomatique, mais découle aussi de considérations liées à la situation intérieure française.
Valérie Pécresse en a fait une des principales fiertés de son bilan. Quatre ans après son entrée en vigueur, la charte de la laïcité votée par le conseil régional d’Île-de-France n’a pourtant apporté aucun résultat tangible.
Ce mercredi, étape clef du déconfinement, terrasses et cinémas ont rouvert, offrant un peu de légèreté, sinon de bonheur, aux Français.es qui ont les moyens d’en profiter. Mediapart était à Blois, Paris ou Montpellier, entre rires et gorgées de bière, angoisses tenaces et remobilisations citoyennes.
Selon nos informations, une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet antiterroriste de Paris contre l’ex-premier ministre irakien Adel Abdel-Mehdi, visé par une plainte après la répression féroce de manifestations à Bagdad en 2019 et 2020. Adel Abdel-Mehdi a des liens étroits avec la France, où il a résidé pendant une trentaine d’années.
À la veille de l’ouverture du procès Bygmalion, le président de l’ONG Transparency International France, Patrick Lefas, déplore que le mécanisme de contrôle des dépenses de campagne n’ait pas été repensé à la suite du scandale.
Le procès de l’affaire Bygmalion, qui porte sur l’explosion du compte de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 et son système de fausses factures, reprend ce jeudi 20 mai. Plusieurs avocats veulent impliquer Jean-François Copé, qui a bénéficié d’un non-lieu.
Des élus socialistes, communistes et écologistes, arguant qu’il ne faut pas laisser la thématique de la sécurité à l’extrême droite, se sont rendus au rassemblement policier du 19 mai, qualifié de « factieux » par Jean-Luc Mélenchon. Une participation qui en a consterné certains au sein même de leurs partis.
Cela devait être un « rassemblement citoyen en soutien aux forces de l’ordre », dans un contexte où les policiers sont la cible d’attentats, récemment à Rambouillet, et de violences, comme le policier Éric Masson tué à Avignon. Mais la manifestation de cet après-midi devant l’Assemblée nationale a été une démonstration de force politique. « À l’air libre » y était.
Alors que plusieurs milliers de policiers ont manifesté en intersyndicale pour dénoncer leur mal-être, leur manque de reconnaissance et le « laxisme » de la justice s’agissant des agressions contre les forces de l’ordre, entretien avec le chercheur au CNRS et spécialiste de la police, Fabien Jobard.
Dans « À l’air libre » mercredi, l’éminente chercheuse spécialiste de l’extrême droite, directrice de recherche émérite au CNRS, revient sur l’ambiance politique à un an de la présidentielle. Également au sommaire : reportage dans la manifestation de policiers, et Fabien Jobard en plateau.
La plateforme Pour une autre PAC, qui regroupe une cinquantaine d’organisations, publie ce mercredi 19 mai une enquête dénonçant sept cas problématiques d’entreprises françaises bénéficiant de subventions européennes. Dans le viseur : les groupes Lactalis et Jean Floc’h en Bretagne, mais aussi Pernod-Ricard dans le Grand-Est.
Les sénateurs ont adopté le projet de loi de sortie de l’état d’urgence mettant en place, à partir du 2 juin, un nouveau régime d’exception transitoire. Ils ont apporté plusieurs modifications tendant à limiter les pouvoirs du gouvernement ou à mieux encadrer le projet de passe sanitaire.
Entre le jeu cynique de l’exécutif, l’effondrement de LR et une gauche passablement désunie, le RN espère ravir plusieurs régions en juin prochain, lors d’un scrutin qui lui est pourtant généralement peu favorable.
Le sélectionneur de l’équipe de France Didier Deschamps a choisi de convoquer Karim Benzema pour l’Euro. Un retour après cinq ans d’absence qui fait primer les critères sportifs sur les débats identitaires et politiques. À la bonne heure.
Mercredi 19 mai, la France commence à lever les restrictions mises en place depuis six mois. En Espagne, Madrid a gardé ouverts, même le soir, terrasses, restaurants, cinémas depuis février… La vigilance sur la circulation du virus et la ventilation en intérieur sont clés pour se préserver d’une quatrième vague.
Malgré les gestes répétés du gouvernement, les syndicats de police réclament encore plus de sévérité contre les « agresseurs de policiers ». Sans considération pour la réalité des condamnations prononcées par les tribunaux.